LES QUELQUES RARES d’entre vous qui n’ont pas encore vu mes tableaux en personne ont en ce moment une bien belle occasion de se reprendre : j’en ai accroché quelques-uns (des tableaux, pas des rares-d’entre-vous, soyez sans crainte) au Café coop Touski. Si vous passez dans ce coin-là pendant le mois de mars, ça se trouve au coin d’Ontario et Dufresne, pas loin du métro Frontenac. On y mange bien, m’a dit ma douce impétueuse dont les activités actuelles l’amènent souvent à fréquenter ce lointain quartier, et pour un prix très humain. Et puis c’est une coopérative, ça vaut la peine d’être encouragé. En plus, le café comporte une pièce réservée aux enfants, qui ne s’y confinent évidemment pas, ce qui ajoute un charme certain à l'endroit.Ce coup-ci, j’ai laissé tomber l’idée du vernissage. D’abord, ça demande du temps, denrée dont je ne dispose pas en abondance par ceux qui courent (voir le texte précédent qui, ô paradoxe ! figure à la suite de celui-ci); ensuite, j’ai déjà appris à mes dépens que vernir des toiles qui ont déjà exposées précédemment, ça n’attire pas grand-monde, à moins qu’on soit de ceux dont le nom n’a pas pourri ou brûlé en même temps que le corps (ça, on verra en temps et lieux, tsé) ; et enfin, si contre toute attente l’événement est réussi, il en découle parfois, le lendemain matin, une certaine résistance dans le processus du lever du corps, suivie d’une apathie plus ou moins intense qui dure souvent le reste de la journée, choses que j’essaie d’éviter ces temps-ci pour des raisons que vous aurez sans doute déjà entraperçues dans le premier volet de cette phrase qui commence très judicieusement par l’expression « d’abord ».
Quoiqu’il en soit, ne vous gênez pas, ce mois-ci, pour aller saluer les sympathiques coopérants du Touski... Et surtout, n'oubliez pas que toute cette prodigieuse création que j’y ai généreusement déployée est offerte à un prix qui défie toute concurrence.
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