mardi 20 décembre 2011

Le lac (pas celui de Lamartine, un autre)



Un matin sortir de toi
d’un regard sec défoncer ta fenêtre


avant que les éclats de la vitre aient touché le sol brumeux
t’envoler très haut


survoler des forêts les scruter, trouver
un lac sauvage et rond
de si haut pareil à un gros bleuet mûr
fondre sur lui plonger
te délecter du frais


couler jusqu’au fond glacial de la fosse
remonter comme une flèche
refaire surface et prendre in extremis
un respir salutaire


rire comme tu ris
dopé d’oxygène et d’endorphine
quand survient l’euphorie physique du second souffle


nager
en douceur souplesse volupté
sentir la glisse de l’eau lacustre sur 
ta peau enfin
de retour en son pays


le lac — ta maison
t’entoure t’apaise te rassure
t’encourage te renforce
te libère
t’élève


et tu n’as plus besoin de ciel pour voler


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1 commentaires:

Fabienne Bélair a dit…

Merci pour cet envol!
Fabienne